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Requiem Pour L'Habitat
 

La crise du logement que supportent les populations est profonde et s’aggrave d’année en année, par un pouvoir d’achat qui s’amenuise et la captation des richesses par le financier. Une reconsidération de notre façon d’appréhender l’habitat mérite d’être conduite de façon à dégager les faiblesses tout en faisant un état des lieux, tant au plan fonctionnel, que structurel.

 
Une remise en cause de notre façon d’aborder l’habitat comme composante inaliénable à la condition humaine est décrite récemment dans la loi, sa place dans le développement durable, doit guider notre réflexion. La remise en cause également de toute une terminologie qui tend à cloisonner, déterminer plusieurs types de construction, doit justifier des transformations organisationnelles et des investissements importants, aussi une gestion centralisée et commune de l’ensemble des parcs locatifs collectifs, associés à un organisme collecteur des ressources capables de compenser le différentiel financier favorisant ainsi la mixité des populations. Eliminant ainsi le caractère actuel et discriminant de la sélection par les ressources.
 
La réflexion devant s’inscrire dans une volonté de garantir à tous un habitat conforme à la dignité humaine et dans l’égalité, sans opposer une catégorie de personnes à une autre, échappant ainsi à la logique d’attribution sur la base seule des revenus. La différence entre individus ne résiderait plus que dans les capacités innées intrinsèques de chacun, seul véritable richesse.
 
Il s’agirait de partir des besoins sociologiques fondamentaux des populations et où la personne humaine sera au cœur du besoin d’un habitat, qui doit contribuer à son épanouissement, elle-même devenant source d’enrichissement.
 
Envisager une autre façon de penser le contenant, ou les besoins des résidents dans le respect de son environnement guideraient les typologies de construction de façon générale et imposées.
Le développement des sciences médicales, l’évolution incessante des techniques se traduisent par un allongement de la vie. La réforme du financement comme de l’organisation et de la gouvernance de l’habitat et du système de distribution des aides aux logements doivent s’adapter aux évolutions de notre société.
 
La crise du logement doit mener à la recherche des solutions de progrès qui impliquent la prise en compte du droit à l’habitat comme condition fondamentale associé à la condition humaine. En effet les modes de vie et les aspirations nouvelles de la population imposent des équipements accessoires indispensables proches des lieux de vies. Les besoins des résidents évoluent. L’émancipation de l’individu est à son apogée, la conscience collective doit se mettre en phase.
Il ne s’agit en aucun cas de promouvoir la prise en charge, mais de favoriser la disponibilité pour faire face aux obligations de la vie individuelle ou collective.
 
Les conceptions traditionnelles de la gestion de l’habitat et pour avoir été utiles montrent aujourd'hui leurs limites, au même titre que notre besoin en eau, nourriture, air et environnement contribuent à maintenir la condition humaine dans ses besoins élémentaires, d'autant plus qu'il est désormais impératif de concilier la gestion avec le droit de vivre dans un habitat qui prend en compte la condition in fine de la nature humaine et de son environnement.
 
L’habitat dans sa conception doit s’appuyer sur une notion d’autonomie et de maitrise de ses besoins en énergies et en eau. La proximité de ces ressources doit guider l’orientation architecturale.
Les différentes terminologies employées actuellement pour désigner les types d’habitat collectif : public, privé, social, résidentiels, très social, conventionné, d’urgence, temporaire, pour étudiants, pour femme battus, pour famille monoparental etc., fait croire que les individus seraient divisés et contingentés dans une sorte de stratification d’êtres humains destinés à être en capacités d’intégrer tel et tel parc pour des normes obscurantistes néanmoins liées à une injustice et celle-ci, c’est sûr bien sociale.
 
Orientation discriminatoires donnant une connotation de pré-shoah sélective, les plus accidentés finissant dans les mouroirs d’œuvre sociale.
La forte demande dans des régions comme l’Ile de France ou dans de grande métropole ou 60 à 70 % des foyers sont éligibles à un logement PLI, confirme que ce besoin habitat ne peut être considéré comme étant intermédiaire mais doit s’inscrire dans une normalité.
 
C’est comme si l’on voulait imposer deux sortes d’habitat à une tribu communautaire d’Amérique du Sud, de Nouvelle Zélande, ou encore certaines tribus africaines comme les Dogons.
Il convient que la mise en œuvre de la loi sur l’habitat et les dispositions qui vont avec respecte le principe de non-discrimination entre le secteur public et le secteur privé. À cet égard, il ne devrait pas être possible à un bailleur de refuser l’accès à quiconque qui invoque d’exercer le droit opposable au logement, quel que soit l’origine de l’habitat et la loi doit garantir des conditions équitables fondées sur des exigences impératives d’intérêt général, de respect. La mixité n’étant pas la motivation car déjà le fait de l’invoquer marque la différence.
 
Considérer la production de logements comme séparée de l’origine des occupants, l’habitat devant remplir les conditions définies par les besoins fondamentaux des occupants, réglées elles même par la loi.
 
Par conséquent, les bailleurs quels qui soient ne devraient être autorisés à s’opposer sur l’accession au logement que s’ils se conforment aux exigences relatives à la loi, concernant la vacance dans l’habitat collectif. Les conditions décrites précédemment, vident de leurs sens les critères sélectifs basés sur la condition de l’accédant.